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Avec Mes Zèbres : Pas touche à mon Zizi !

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Lors d'une visite chez le généraliste alors que mon PZ1 avait trois ou quatre mois, il m'a été - entre autres choses que je ne saurais approuver - recommandé de commencer tout doucement à tirer sur son sexe pour aider progressivement au décalottage, vous savez, le classique "faites ça tout doucement, dans le bain, sans forcer". Mouais. J'étais déjà très septique sur la nécessité de la manoeuvre, me disant que les choses viendraient en leur temps, position approuvée par le Papa de mon PZ qui me rapporta alors que ni lui ni ses frères n'avaient connu ces gestes et qu'ils se portaient bien merci pour eux :) !
Peu de temps après, une recherche sur la toile me conforta davantage dans ma position. Il s'avère que la pratique du décalottage systématique des nourrissons est encore l'un de ces nombreux phénomènes de la mode pédiatrique qui fait varier les recommandations au fil des ans et des pays...

J'ai entendu trois "bonnes raisons" de décalotter son enfant : 1 - éviter le phimosis, 2 - l'hygiène et 3 - les infections. Toutes ces raisons sont mauvaises. Sur un sexe de bébé ou d'enfant, il ne faut rien faire (sauf cas de phimosis réel, constaté à l'examen de la miction et encore le phimosis réel n'a pas nécessairement à être opéré immédiatement).
Le point le plus pertinent à mon avis c'est que plus de 95 % des nouveaux-nés mâles naissent avec un prépuce non rétractable (phimosis physiologique) et qu'à l'âge de 17 ans sans avoir rien fait on n'en trouve plus qu'1 % à 2%, correspondant là à des cas de phimosis réels (en se basant par exemple sur les données obtenues à partir des visites médicales réalisées lors du service militaire, avant que n'entrent en vigueur les recommandations pédiatriques de décalotter tout doucement dans la bain).
La nature a bien prévu les choses et un sexe de bébé ne ressemble pas et n'a pas à ressembler à un sexe d'adulte point. Le processus naturel, normal de développement (érections spontanées, imprégnation hormonale) assure la libération des "adhérences" (le texte d'Aldo Naouri indique à quel point ce terme est impropre) sans qu'il soit besoin d'intervenir.
Le décalottage est ainsi au mieux inutile, au pire dangereux pouvant être la cause d'un phimosis, acquis celui-là (les petites déchirures causées par chaque dilatation forcée forment des cicatrices qui rendent la peau moins souple allant jusqu'à empêcher la rétractation du prépuce) ou d'un paraphimosis (prépuce pris à l'arrière du gland, le plus souvent suite à une manipulation effectuée sur un phimosis physiologique, et ne pouvant être ramené vers l'avant).

Quant aux infections et à l'hygiène : la longueur de l'urètre masculin exclut les possibilités d'infection urinaire ascendante, les infections préputiales existent certes mais ne sont pas plus nombreuses chez les enfants à prépuce serré que chez les autres; enfin, il n'est aucunement nécessaire de découvrir le gland pour qu'il soit nettoyé, l'urine émise assure par un jet puissant le balayage des cellules mortes à la périphérie du gland en même temps qu'une certaine aseptie.
Et je ne parle même pas des conséquences psychologiques possibles à un décalottage en force qu'il soit assorti de complications ou non.

Quelques liens à visiter :
A propos de l'hygiène du pénis - InfoCirconcision (Canda), à lire !!!
Ne touchez plus au prépuce de l'enfant - Dr Aldo Naouri, pédiatre (France)
Non ! Il n'est pas nécessaire de décalotter ! - Site de Sophie Gamelin


SMZ - 08/04/2002
Jeudi 23 mai 2002.
Je reviens d'emmener PZ1 à l'école du cirque. Deux mamans de mes connaissances discutaient de leurs derniers-nés respectifs (6 et 8 mois) se racontant qu'ils avaient eu mal ou saigné lors du récent décalottage, et que le frère aîné aussi... Quand j'ai dit que je jugeais préférable de laisser faire la nature j'ai essuyé une paire de regards effarés et la remarque "mais il risque un phimosis quand même si tu attends ! Et puis c'est comme l'épilation, faut bien tirer à un moment et ça fait mal".
J'avoue que ça me sidère qu'on trouve normal de faire saigner un petit garçon, de lui faire mal et qu'on compare ça à l'épilation.

Décembre 2002.
PZ1 est à l'hôpital, aux urgences pédiatriques pour des oedèmes de cause indeterminée. On va lui faire un prélèvement d'urine. La femme en blanc l'emmène, je m'impose et la suis. Elle entreprend de faire la toilette de fiston et marmonne "merde, j'arrive pas à décalotter". J'entreprend de lui dire que non, fiston ne décalotte pas encore complètement. "Mais vous savez il y a des risques de phimosis, il faut décalotter". Je rétorque qu'en la matière il semble y avoir plusieurs écoles et que certains considèrent même cette pratique comme barbare. Elle, pas sympa du tout et version "je suis tombée sur une chieuse" : "Ah, oui alors c'est sûr s'il y a plusieurs écoles... Mais vous savez, on ne fait pas ça comme ça à sec sans anesthésie non plus, faut pas croire on n'est pas des barbares !". J'ajoute que je ne suis pas inquiète et que tant que le pédiatre de mon fils n'est pas inquiet non plus je ne vois pas aucune raison de brusquer les choses. Trop perturbée pour lui donner une info claire sur la question ou discuter plus avant. N'empêche, j'ai bien cru qu'elle allait le décalotter là comme ça. Après, c'est la même qui m'a envoyée ranger la poussette pendant qu'elle partait emmener PZ1 à la prise de sang, la même qui prétexte la présence de PZ2 pour me refuser l'accès à la salle de prélèvement, qui me dit qu'à cause de mon BB je ne peux pas être avec mon autre BB. Lui qui avait déjà peur avant (mauvaise expérience de prise de sang la veille) et qui là hurle et dont on nie les sentiments à grand coups de "non tu n'as pas mal, on t'a mis la pommade magique". Mais c'est une autre histoire.

Pour PZ2, remarque de la pédiatre il y a un mois "je ne pense pas qu'il y ait quoi que ce soit à faire sur le sexe de votre petit garçon, d'autant qu'il n'y a pas de difficulté à la miction, vous savez qu'on déconseille maintenant d'accélérer le décalottage ?". Ouf. Et comme elle s'y connaît aussi en allaitement on y retournera quand on en aura besoin :).


Agnès O. - 26/04/2003
Concernant le décalottage, mon deuxième fils avait vraiment l'ouverture de son pénis de la taille d'une tête d'épingle : minuscule. J'ai eu la période : "zut, j'aurais dû…" et plusieurs avis dont celui d'un médecin chez qui nous étions allés pour autre chose "il faut l'opérer" et devant mon air paniqué "mais on peut attendre un peu", et puis finalement un pédiatre qui venait d'ausculter mon fils et n'avait rien remarqué d'anormal, répondit à ma question par un : "il ne faut pas toucher au zizi des petits garçons ! (sic !)".
J'ai tout de même surveillé de temps en temps, juste surveillé, en essayant sans forcer du tout, et puis un jour, autour de ses trois ans, j'ai remarqué que le trou s'était agrandi, et puis un autre jour, après le bain, c'est allé tout seul et depuis je vois souvent mon fils jouer avec son "zizi" et le décalotter complètement.
Je ne peux pas dire que j'avais 100% confiance en la nature, mais j'avais confiance. Certaines de mes amies avec qui j'en avais parlé, m'avaient raconté que "oui, c'est un problème", m'avaient parlé d'infections, de décalottage douloureux ou fait en cachette par des personnes médicales, etc.
Chaque fois je me disais que la nature devait être bien mal faite si on était forcément obligé d'intervenir de la sorte sur un organe de reproduction en plus ! "Il ne faut pas toucher au zizi des petits garçons !" est certainement le meilleur conseil qu'on m'ait donné.

N'hésitez pas à me faire parvenir vos réactions ou témoignages !


Dernière modification le 14/08/2006 à 11h48

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